Mercredi 17 février 2010
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20:42
Je suis propriétaire d'un appartement au Mée-Sur-Seine...Je précise, en introduction que cet immeuble a été équipé de boites normalisées avant mon arrivée dans les lieux, il y a deux ans.
Malheureusement, ma boite au lettre n'a eu le privilège d'accueillir qu'un seul colis. Alors que j'ai commandé sur internet entre 50 et 100 colis qui était sensés être livrés à mon domicile via les
"services" de la poste.
J'ai reçu des avis de passage notifiant des motifs divers et variés (Batteries HS, absents, Sas inaccessibles...).
Par conscience citoyenne ainsi que pour mon propre confort, j'ai fait part à plusieurs reprises de ses dysfonctionnement à la poste: Plusieurs appels à la poste principale de ma ville,
notifications orales aux guichetiers de notre annexe, notification au facteur lorsqu'à deux reprises je l'ai croisé dans la copropriété...
Dernièrement (environ une semaine) un appel via le numéro à 4 chiffres trouvés sur les pages jaunes pour contacter la poste. Lors de ce dernier bref échange téléphonique, mon interlocuteur m'a
informé que la livraison des colis était sous-traité et qu'il lui semblait que le livreur n'avait pas les clef du sas (il est une certitude que cette clef est en possession du facteur courrier). Il
tente de me passer un autre service, mais en guise de deuxième interlocuteur je n'ai eu qu'un message pré-enregistré qui m'informe que le poste n'est pas disponible.
Courageuse, malgré mes 7 mois de grossesse et la longue attente fort probable au bureau de poste, je tente encore une fois d'aller régler cette situation très inconfortable pour les
résidents de mon immeuble. Situation persistante, qui nous oblige à nous déplacer, à attendre non seulement notre tour dans la file, mais également généralement le lendemain pour récupérer nos
colis.
Le guichetier me dit d'aller expliquer cela à la poste principale un matin afin d'avoir les bons interlocuteurs, pas vraiment satisfaite, étant en fin de grossesse et n'ayant pas de permis de
conduire, j'aquiesse d'un sourire et rentre chez moi. Etant à bout de calme, de souffle et de courage, je vais voir un autre propriétaire de la résidence qui est chargé des relations extérieures
pour qu'il essaie de régler ce litige,
Mais, aujourd'hui: je descends chercher le courrier, j'entends le facteur dans le sas j'ouvre ma boite au lettre de mon côté et j'attends mon courrier. Il y dépose un avis de passage. Je fais donc
le tour, toute contente, naïvement, je me dis que je vais avoir mon colis et éviter la queue, l'attente jusqu'à l'après-midi ou jusqu'au lendemain, les glissades sur le sol gelé... (A noter qu'en
faisant le tour je me suis étalée par terre et que c'est un voisin qui m'a aidé à me relever).
Je présente donc l'avis de passage au facteur, qui me dit qu'il n'a pas le colis, "Je dépose les avis, la personne qui livre les colis..."
N'a pas accès au sas, ou n'a pas les clefs du sas
(je ne me rappelle plus des termes exactes de la fin de la phrase).
Mon sang ne fait qu'un tour, je me rend à nouveau au bureau de poste avec un besoin impérieux qu'il résolve le problème dont ils sont parfaitement au fait. Avec en plus, l'attente innocente de
recupérer mon colis, présumant qu'il est au bureau de poste, étant donné que visiblement "la poste" sait très bien qu'il lui sera impossible de le livrer!
Je fais la queue, "bonjour madame, je voudrais vous faire part d'un disfonctionnement, afin d'éventuellement régler ce soucis au plus vite....". On ne veut pas tenter la moindre action pour
résoudre notre soucis. Mon ton se durçit, monte même, tout en gardant des propos extrêmement corrects (respectueux, polis) et cohérents. La personne me dit d'appeler au... d'aller au... J'insiste
un peu en donnant quelques arguments... Résumant un peu ma situation... L'historique de mes démarches... (Cela durant moins de deux minutes, voir moins d'une minute) Mais visiblement, nous n'avons
pas le droit de nous plaindre à la poste, ni d'exprimer des sentiments, la guichetière ainsi qu'une responsable ont haussé le ton sur moi, elles m'ont fait des reproches sans la moindre discrétion,
sans la moindre amabilité, ne m'ont absolument pas pris en considération, ni ma personne, ni la situation. Elles ont été très désagrèables, si bien que je suis rentrée chez moi en pleurant...
Un long moment de pleurs, de colère, de sentiment d'injustice, d'incompréhension et profondément blessée en tant qu'être humain, femme, future maman, citoyenne, usager et consommatrice.
Une dernière chose: on n' a pas voulu me donner mon colis ce jour.. Et oui, sur l'avis de passage, il est noté à partir du 18 février...
(on est le 17/02/2010)